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Homélie de l'abbé Daniel Décha pour le dimanche de la Divine Miséricorde

Je voudrais avec vous aborder trois événements religieux m’éloignant quelque peu des lectures de ce deuxième dimanche de Pâques.

 

L’octave de Pâques

La divine miséricorde

L’année de la famille.

 

La semaine qui vient de s’écouler est comme un long dimanche se prolongeant. Du 5 avril au 11 avril, huit jours, où chaque jour est Jour de Pâques. Ainsi, du dimanche de Pâques au dimanche de la Miséricorde (ainsi nommé par Jean-Paul II) – traditionnellement, Dimanche in albis – c’est l’Octave de Pâques pendant laquelle les nouveaux baptisés de la nuit pascale portent leur vêtement blanc.

 

Durant l´Octave, on célèbre tous les jours la messe, avec les prières du jour de Pâques ; la Préface, notamment, et des passages de la Prière eucharistique. Une semaine où reviennent les mêmes prières, les mêmes chants. Un temps pour échapper à la roue affolée des heures qui nous asservit tous. Redire et acclamer, encore et encore, pour raviver l´événement du dimanche de Pâques. Rappeler que la Résurrection se prolonge par-delà la fête pascale.

 

Ainsi peut-on lire avec quelle vigueur et quel faste on vivait ce temps au IVe siècle à Jérusalem : «  (…) pendant l´Octave, toute cette pompe et cette décoration se déploient dans tous les lieux saints. (…) Pendant toute cette Octave, tous les jours, c´est la même décoration et la même pompe. (…) Les moines de l´endroit, au complet, continuent à veiller jusqu´au jour en disant des hymnes et des antiennes. (…) A cause de la solennité et de la pompe de ces jours, des foules innombrables se rassemblent de partout, non seulement des moines, mais aussi des laïques, hommes et femmes. » (Extrait du journal d’Egérie).

 

Prendre du temps pour puiser à l´Essentiel d´un quotidien qui se répète. Huit jours durant. Nourriture intérieure, forces pour demain. Échapper à l´atrophie du stress, de l´inédit et du sensationnel. Sacré défi – défi sacré – que ce temps de l´Octave de Pâques !

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Ce dimanche est aussi appelé quasimodo… Depuis l’an 2000, c’est le dimanche de la Divine Miséricorde ; d’ailleurs le pape saint Jean-Paul II s’est éteint et a remis son âme à Dieu la veille du dimanche de la Divine Miséricorde. Comme un clin d’œil de Dieu qui confirmait ce choix pastoral pour toute l’humanité.

 

Saint Jean-Paul II, pape venu de Pologne, l'avait instituée il y a vingt ans, le 30 avril 2000, « en réponse à la demande de Jésus transmise à Sainte Faustine », expliquait le pape François.

Sœur Faustine Kowalska, religieuse polonaise, vénérée comme l'apôtre de la Divine Miséricorde, eut de nombreuses visions du Christ ressuscité durant l’entre-deux guerres.

La vision de Sœur Faustine

« Je désire que la fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s'approcheront de la source de ma miséricorde ; toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition ; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s'écoulent les grâces », promit Jésus à Sœur Faustine, qui rapporte ces paroles dans son journal.

La Miséricorde Divine vue par les Papes :

« L'humanité ne trouvera pas la paix tant qu'elle ne se tournera pas vers la source de ma miséricorde ». Du cœur transpercé du Christ, sœur Faustine vit deux faisceaux de lumière qui illuminent le monde, deux rayons qui représentent le sang et l’eau, a rappelé le Pape Jean-Paul II dans l'homélie de la canonisation de la religieuse, le premier dimanche après Pâques en l’an 2000. De ce cœur, jaillit la grande vague de miséricorde qui se déverse sur l'humanité, commentait le Souverain Pontife originaire de Cracovie. Instituée en 1985 par le cardinal Franciszek Macharski, pour le diocèse de Cracovie, la fête de la Miséricorde Divine fut donc étendue à l’Église universelle sous Jean-Paul II.

 

L’octave de Pâques,

 

Le dimanche de la divine miséricorde,

 

Et enfin l’année de la famille.

Cette année de la famille, volonté du pape François, a commencé ce vendredi 19 mars.

A cette occasion, notre évêque a béni deux icônes de la sainte Famille. Vous avez devant vous l’un des deux exemplaires de l’icône de la sainte Famille. Elle a commencé son périple en notre église saint Léon et sera présenté dans toutes les paroisses du diocèse durant l’année de la famille, que clôturera un grand rassemblement à Rome le 22 juin 2022.

 

Devant cette icône, nous pouvons déposer à Marie, Joseph et Jésus nos familles respectives. Y déposer selon votre souhait des petites veilleuses qui représenteront vos demandes adressées à la Sainte Famille.

Et selon notre Pape François que je cite : « Nous souhaitons également que la famille puisse être davantage valorisée dans la société : promouvoir la dimension sociale de la famille, sa capacité à éduquer les enfants, à animer les lieux et les communautés avec des valeurs positives et génératives, à cultiver le dialogue entre les générations. » La période d'éloignement forcé que nous vivons à cause de la crise sanitaire peut être vécue en recourant à la créativité, grâce aussi à la technologie qui permet d'éviter l'isolement et de partager des résonances sur la Parole de Dieu. Faire l'expérience de la dimension d'une Église domestique et favoriser le lien entre les générations, entre les personnes âgées et les grands-parents, est également un point crucial.

 

 

Octave de Pâques

Dimanche de la divine miséricorde

Année de la famille…

Voilà un temps de démarche concrète…dans la joie et l’espérance, comme le dit Jésus : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu »

 

 


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