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Homélie du 27ème dimanche du temps ordinaire (3 octobre 2021) - Abbé Daniel Décha


     Chers amis paroissiens de saint Léon d’Anglet, nous vivons une rentrée paroissiale assez particulière. Nous retrouvons peu à peu le rythme hebdomadaire avec reconnaissance et gratitude. Bien que les obligations sanitaires soient toujours exigées à l’entrée de l’église, nous célébrons la messe dominicale avec beaucoup de joie et d’espérance.

     Tant bien que mal, nous retrouvons l’assemblée dominicale habituelle avec quelques défections dues au Covid qui ne nous ménage pas. Des fidèles n’ont pas repris le chemin de nos églises.

     Mais des éléments d’espérance pointent à l’horizon.

     Le catéchisme d’abord. Le même nombre d’enfants est catéchisé en cette nouvelle année pastorale. Cependant des enfants en âge d’être catéchisés pour la première fois manquent à l’appel. Les enfants de CE1 en effet sont peu nombreux… Ce qui inquiète à juste titre les catéchistes et les prêtres.

     Un signe d’espérance encore : ce matin pour la première fois, deux catéchistes, Christiane et Ana, accueillent les enfants présents dans notre assemblée. Ils sont invités à se rassembler dans la sacristie pour écouter et réfléchir à leur manière à la Parole de Dieu. Ils viendront se joindre ensuite à notre assemblée après l’homélie et au moment de la prière universelle.

     C’est un sujet de joie !

     Pour autant, peu de jeunes couples participent à notre assemblée dominicale. Dimanche dernier, au cours de la rentrée paroissiale du relais sainte Trinité, de nombreux enfants catéchisés et leurs familles ont participé à la messe dominicale. Deux enfants ont fait leurs premiers pas en vue du baptême

     Si peu de couples, et des familles n’ont pas pris rendez-vous avec la messe du dimanche, c’est certainement du fait d’une communauté vieillissante peu attractive. Avons-nous vraiment réalisé ce déficit ? Ce jour et demain se déroule à Toulouse et dans d’autre villes de France le Congrès Mission. Nous sommes représentés par un couple, Isabelle et Philippe, et par Jeannette. Ils seront certainement à même de rendre compte de ce congrès.

     Des solutions en avons-nous ? Je ne cesse d’insister pour que notre assemblée puisse se retrouver dans des espaces de convivialité. Depuis la construction de la Maison saint Jean l’Évangéliste, des rencontres sont organisées. A nous de les intensifier. Durant le temps de l’Avent un couple se propose de lire la Bible : la « Lectio Divina », nous en reparlerons. Au mois de janvier commencera le parcours Alpha. Tout ceci pour créer des liens entre nous. Il est vrai qu’un groupe de paroissiens reprend ces rendez-vous mensuels autour du texte évangélique du dimanche.

     Nous devons de plus en plus nous rencontrer gratuitement, nous connaître, nous reconnaître et créer des liens entre nous.

     Participer comme il se doit à cet « après messe » à la Maison saint Jean l’Évangéliste autour d’un verre de l’amitié et du repas que chacun apportera.

 

L’accueil réservé aux enfants,

l’accueil des jeunes couples,

l’accueil des nouveaux paroissiens,

l’accueil des fidèles présents de longue date,

le retour du Congrès Mission organisé dans la ville de Toulouse,

autant d’événements que nous devons honorer pour redonner du sens à notre vie paroissiale.

 

     Autour de Jésus, la foule était présente. Attirée par cet homme divin. Il faisait bon accueil aux pécheurs, aux exclus.

     Il réprimande les apôtres qui écartent de leur chemin les enfants venus pour voir Jésus.

     Car le but des mères est d’obtenir que Jésus favorise leurs rejetons de son toucher miraculeux, dans l’espoir qu’il en résultera pour leur progéniture santé et avenir prospère. Cependant leur démarche n’est pas du goût des Douze qui n’y voient que dérangement et irrespect… Selon les idées du temps, les enfants sont objet de dédain de la part des adultes : toute cette marmaille est mise au rang des exclus, comme les malades, les femmes et les esclaves. Le mépris des apôtres pour les enfants heurte Jésus.

« Laissez les petits enfants venir à moi ; ne les empêchez pas, car c’est à leurs pareils qu’appartient le Royaume de Dieu. »

     Face aux prétentions orgueilleuses de ses apôtres, Jésus leur montre que les enfants, symbole d’humilité, de renoncement aux droits et privilèges, sont un modèle à imiter, et, comme les autres exclus, ils ont leur place dans le Royaume. Au v. 16, Jésus passe de la parole aux actes ; il comble le désir des mères : il les embrassa et les bénit en leur imposant les mains. Ce geste traditionnel (Genèse 48,14.17-18) est tenu plus efficace si celui qui le pose est proche de Dieu.

Humilité… Cette attitude a-t-elle bonne presse ? Par forcément de nos jours. Il nous faut paraître pour être considéré…

     Humilité…

     C’est le Charisme de saint Vincent de Paul que nous avons fêté ce 27 septembre ; l’humilité pour que chaque personne apprenne à occuper toute la place qui lui revient, la simplicité afin qu’elle recherche la justice, et la charité pour qu’elle serve l’autre dans le respect et la dévotion.

     L'humilité est la vertu qui s'oppose à l'orgueil, à la suffisance ou à l'arrogance. La personne humble est celle qui reconnaît ses limites et ses fragilités, comme en fait foi la prière de ce psalmiste :

Seigneur, je n'ai pas le cœur fier,

ni le regard hautain.

Je n'ai pas pris un chemin de grandeurs

ni de prodiges qui me dépassent.

Non, je me tiens en paix et en silence ;

comme un petit enfant contre sa mère,

comme un petit enfant, telle est mon âme en moi.

 

     L'humilité chrétienne est cette qualité d'ouverture qui permet au croyant d'accueillir la Parole de Dieu avec joie, comme une semence qui donne à sa vie une dimension nouvelle. Être humble, c'est reconnaître que nous ne détenons pas tous les éléments qui répondent à notre recherche du sens de la vie ; c'est accepter que Dieu soit celui qui apporte cette réponse par le don de son Fils. L'humilité assure alors la fécondité de notre vie puisque la Parole de Dieu ne peut y être semée sans la transformer et lui faire porter des fruits de foi, d'espérance et d'amour, de bonté, de paix et de miséricorde. Être humble, c'est reconnaître que ce que nous sommes est l'œuvre de l'amour de Dieu et de l'accueil de l'Évangile.

 

 



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